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Relevé de carrière : Le guide complet pour chasser les erreurs et gagner des trimestres (Édition 2026)

C’est une statistique qui fait froid dans le dos : selon la Cour des Comptes, près d'une pension de retraite sur six comporte une erreur de calcul financière en défaveur du retraité.

La cause ? Des trous dans la raquette administrative. Un job d'été non déclaré, une période de chômage mal reportée ou des points complémentaires oubliés. En 2026, alors que les carrières sont de plus en plus fragmentées, savoir auditer son Relevé de Situation Individuelle (RIS) est devenu une compétence financière indispensable.


Beaucoup de futurs retraités pensent que l'administration "sait tout" grâce à l'informatique. C'est faux. L'administration ne sait que ce qu'on lui a déclaré. Les erreurs de saisie des années 80, les changements de numéros de sécurité sociale ou les faillites d'entreprises ont créé des milliers de "trous" dans les dossiers.


La bonne nouvelle ? Ces erreurs sont rectifiables. Voici la méthode complète, étape par étape, pour transformer votre relevé de carrière en une forteresse imprenable.


Comparaison entre vieux bulletins de salaire papier et relevé de carrière numérique sur ordinateur pour trouver des erreurs.

Étape 1 : Obtenir le "Vrai" document (et savoir le lire)


Oubliez les estimations reçues par courrier il y a cinq ans. Pour faire ce travail, vous avez besoin de la donnée brute à jour.


  1. Connectez-vous sur Info-Retraite.fr (le portail officiel inter-régimes).

  2. Téléchargez votre Relevé de Situation Individuelle (RIS). C'est le document qui fusionne votre carrière de base (CNAV/CARSAT) et votre complémentaire (AGIRC-ARRCO).

  3. L'astuce de pro : Ne regardez pas la première page de synthèse. Allez directement au tableau chronologique détaillé.


Comprendre la différence entre "Trimestres Cotisés" et "Assimilés"


Sur votre relevé, vous verrez souvent deux colonnes ou mentions distinctes. C'est crucial pour comprendre vos droits (notamment pour les carrières longues).


  • Trimestres Cotisés : Issus de votre travail réel (vos salaires).

  • Trimestres Assimilés : Offerts par la solidarité nationale (chômage, maladie, service militaire). Ils comptent pour le taux plein, mais pas toujours pour les dispositifs de départ anticipé.



Étape 2 : Les 5 anomalies historiques à traquer


Munissez-vous de vos bulletins de salaire (ou certificats de travail) et jouez au jeu des 7 erreurs. Voici où elles se cachent le plus souvent :



1. Les "Jobs d'été" et jobs étudiants (Le classique)


C'est l'erreur n°1. Vous avez travaillé en juillet-août 1989 ?


  • Le problème : À l'époque, les déclarations étaient manuelles. Il arrive fréquemment que l'employeur ait oublié de déclarer, ou que la caisse de retraite n'ait pas numérisé ces fiches cartonnées.

  • Le calcul : Vérifiez le montant brut sur votre fiche de paie de l'époque. Il fallait gagner l'équivalent de 200 heures de SMIC (avant 2014) pour valider un trimestre. Si vous avez la fiche de paie, vous pouvez récupérer ce trimestre !



2. Le Service Militaire (Le grand oublié)


Beaucoup d'hommes pensent que c'est automatique. Or, si vous n'étiez pas affilié à la Sécurité Sociale juste avant ou juste après, le transfert d'information ne s'est peut-être jamais fait.


  • Le gain : 1 trimestre validé pour 90 jours de service. Soit 4 trimestres pour une année complète. C'est souvent ce qui permet de partir un an plus tôt !



3. Les années "Enfants" pour les femmes


C'est souvent une source d'angoisse, car ces trimestres n'apparaissent pas toujours immédiatement sur le relevé.


  • Maternité : Le trimestre de l'accouchement est un trimestre "assimilé" (maladie). Il doit apparaître l'année de la naissance.

  • Majoration d'éducation : Ces 4 ou 8 trimestres supplémentaires par enfant sont souvent ajoutés lors de la liquidation définitive de la retraite. S'ils ne sont pas sur votre relevé à 50 ans, c'est normal, mais il faudra veiller à ce qu'ils soient bien comptés à la fin.



4. Le chômage et la maladie


Les périodes d'interruption involontaire comptent.


  • Le piège : Un "trou" de quelques mois entre deux emplois. Si vous étiez indemnisé par les Assedic (Pôle Emploi), ces périodes doivent générer des droits. Vérifiez que les dates de début et de fin correspondent bien à vos attestations.



5. La "désynchronisation" Base / Complémentaire


C'est une vérification subtile mais rentable. Regardez une année précise, par exemple 1995.


  • Avez-vous 4 trimestres validés au Régime Général ? OUI.

  • Avez-vous des points AGIRC-ARRCO crédités la même année ? NON ? C'est une anomalie. Si vous avez cotisé pour la base, vous avez forcément cotisé pour la complémentaire. Il manque des points, donc de l'argent sur votre future pension mensuelle.



Étape 3 : J'ai trouvé une erreur, comment la corriger ?


Ne vous précipitez pas sur votre téléphone. La procédure dépend de votre âge.



Cas A : Vous avez moins de 55 ans


L'Assurance Retraite traite les demandes par priorité. Si vous êtes loin de la retraite, votre demande de régularisation risque d'être mise en attente.


  • Votre mission : Sécuriser les preuves. Scannez vos bulletins de salaire originaux en haute définition. Stockez-les sur un Cloud sécurisé et gardez les originaux dans une pochette ignifugée ou un coffre. Ce sont des titres de créance.



Cas B : Vous avez 55 ans ou plus


Les vannes sont ouvertes. Vous pouvez lancer une demande de "Régularisation de Carrière" via le site de l'Assurance Retraite ou directement auprès de votre caisse AGIRC-ARRCO.


  • Attention : L'administration ne vous croira pas sur parole. Il faudra envoyer les copies des bulletins de salaire manquants. Sans justificatif, pas de régularisation possible.



Pourquoi déléguer cette tâche à un expert ?


Vous l'avez compris, auditer une carrière demande du temps et une connaissance pointue des anciens barèmes (Francs, anciens francs, passage à l'Euro, évolution des seuils de validation).


Une erreur de lecture de votre part peut avoir deux conséquences :


  1. L'optimisme béat : Vous croyez avoir vos trimestres, vous posez votre démission, et découvrez trop tard qu'il vous manque 2 trimestres (décote définitive).


  2. Le pessimisme coûteux : Vous travaillez un an de trop "par sécurité", alors que vous auriez pu partir plus tôt en faisant valider vos jobs étudiants.


Chez Ma Retraite Parfaite, nous réalisons la reconstitution de votre carrière grâce à l'Audit retraite. Nous analysons vos relevés de carrière, identifions les manques, et nous chargeons des courriers de réclamation auprès des caisses.


Votre temps est précieux. Votre retraite aussi.




FAQ : Vos questions fréquentes sur le relevé de carrière


Cette section répond aux questions les plus posées par nos clients en consultation.


J'ai perdu mes fiches de paie, est-ce fichu pour régulariser ?

C'est compliqué, mais pas impossible. Si vous n'avez plus les bulletins, vous pouvez tenter de retrouver les certificats de travail ou demander à vos anciens employeurs (s'ils existent encore) de vous fournir des duplicatas ou des attestations. Sans preuve matérielle, la caisse refusera malheureusement de rajouter des trimestres.

Le relevé de carrière inclut-il les périodes à l'étranger ?

Pas automatiquement. Si vous avez travaillé en Union Européenne ou dans un pays ayant une convention avec la France, ces périodes compteront pour votre retraite française, mais elles n'apparaissent pas toujours directement sur le relevé français standard. Il faudra faire une demande spécifique de liquidation internationale au moment de la retraite.

Je suis indépendant (TNS), mon relevé est-il différent ?

Oui. Les artisans, commerçants et libéraux dépendent souvent de caisses spécifiques (ex: CIPAV, SSI...). Les règles de validation des trimestres dépendent de vos cotisations annuelles et non de vos heures de travail. Les erreurs de reports entre le RSI (ex-SSI) et la CNAV sont fréquentes. Une vigilance accrue est recommandée.

Peut-on corriger une erreur après avoir pris sa retraite ?

C'est très difficile. Une fois la pension "liquidée" (calculée et versée), le dossier est considéré comme clos. Vous avez un délai de recours très court (généralement 2 mois après la notification) pour contester le calcul. Passé ce délai, les droits oubliés sont définitivement perdus. D'où l'importance d'anticiper !


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Avis de nos clients

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Client satisfait
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